Bien souvent, le burn out est un déclencheur de changement, et c’est tant mieux. Lorsque l’on vit un burn out, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans notre vie. Quelque chose n’est pas aligné avec notre personnalité, nos valeurs.

Plutôt que d’y retourner, la majorité d’entre nous décide le plus souvent « d’aller voir ailleurs », soit, en changeant d’employeur, soit en décidant de faire le grand saut du changement et se lançant en entreprenariat ou dans un projet de reconversion.

Et c’est là que généralement vous prenez contact avec moi, puisque j’en ai fait mon métier 😉 : Vous aider à rebondir professionnellement après un burn out.

Projet de reconversion : qu’entend-on par-là ?

Parce qu’il y a reconversion et reconversion.

Il y a les vraies, c’est-à-dire celles où l’on change complètement de secteur d’activité et de métier. Inutile de dire qu’il est important de ne pas se lancer à la légère, et d’être sûr de ne pas se tromper avant de partir en formation.

C’est un point qui me fait souvent peur car je lis fréquemment des commentaires de personnes qui décident de se lancer dans un projet de formation, sans avoir véritablement sondé la réalité du métier, les perspectives d’emploi. Il ne faut pas confondre « fuite » et « véritable projet de reconversion », pensé, construit.

Et puis il y a les reconversions qui sont un peu…hybrides ! Celles où l’on va faire autre chose, en se basant sur nos forces, nos talents et nos compétences. C’est mon cas par exemple. Psychologue du travail de formation et ex Responsable Ressources Humaines en entreprise, ex « burnoutée », j’ai utilisé certaines de mes compétences et savoirs pour l’appliquer à un autre domaine : L’orientation professionnelle des particuliers en burn out.

Ces types de reconversion sont les plus simples, car elles ne nécessitent pas forcément beaucoup de formation pour pouvoir démarrer. Elles demandent en revanche un gros travail de réflexion et d’introspection, pour bien se connaitre, identifier ses points forts et ses talents après un burn out qui a bien souvent mis à mal la confiance et l’estime de soi. Il faut aussi réussir à faire le point sur ces envies, et c’est souvent un peu confus, parce qu’après un épisode de burn out, on doute beaucoup et faire ce type de choix seul peut se transformer en vraie prise de tête ! (Je vous invite à regarder mon « nouveau » forfait Equilibre qui répond totalement à ce besoin).

Ces projets s’associent bien souvent à une volonté d’entreprenariat, car qui mieux que vous-même pouvez utiliser ce projet qui vous correspond à 100% ?

Quelques chiffres sur la reconversion

  •  9 français sur 10 ont envie de changer de vie, mais 28% seulement, franchissent le cap.
    Quand on sait que 1 français sur 5 ne trouvent plus de sens à son travail, soit 18% (selon l’étude de Randstad de 2019) … moi ça me fait mal !

Force est de constater que la reconversion fait bien souvent suite à un évènement déclencheur : un licenciement, une maladie ou un accident ou encore, bien sûr, un burn out.

C’est en cela que je pense (et suis convaincue !) que le burn out peut être une opportunité : une opportunité de changer sa vie en mieux !

  •  69% des personnes qui se sont reconverties se sentent plus épanouies selon le sondage de nouvelleviepro.fr réalisé en 2017. Bien souvent ces projets de reconversion ont pour but un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
  • L’entreprenariat a le vent en poupe : en 2017 : 591 000 entreprises ont été crées soit 7% de plus qu’en 2016, et la part des micro-entreprises représentent 41% (source Bercyinfos – 2018). L’entreprenariat est l’opportunité de construire une activité à son image et permet de lever un certain nombre de contraintes bien difficiles à supporter après un burn out !
  • De plus en plus de femmes relèvent le challenge : 40% des micro-entreprises sont crées par des femmes en 2015, contre 38% en 2013 ou 2014

Personnellement, je rentre tout à fait dans ces statistiques : Passée du salariat à l’entreprenariat, aujourd’hui je travaille moins, je me sens plus libre, j’aime mon métier et y trouve du sens, et financièrement, je m’y retrouve, même si aujourd’hui, je gagne légèrement moins que lorsque j’étais salariée. Mais mon équilibre de vie et mon plaisir à me lever tous les matins le valent bien !

Pas étonnant avec tout ça, que l’entreprenariat soit un projet étudié de près par bon nombre de « burnouté » !

Quel est le bon moment pour construire son projet suite à un burn out ?

C’est un point important, voire crucial !
Car pour faire simple : il ne faut pas aller trop vite et il ne faut pas trop attendre non plus ! Vous me suivez ? 😊

Je vais être plus claire : pour construire son projet il faut attendre ce que j’appelle le « bon moment », c’est-à-dire celui où vous avez retrouvé suffisamment d’énergie.

Le burn out est la maladie de l’énergie. Vous vous êtes grillé(e), vous n’avez plus de jus. Même si votre avenir vous angoisse et que pour vous rassurer vous avez envie de vite sauter dans un nouveau projet ou un nouveau job, il est dangereux d’aller trop vite et de ne pas permettre à votre corps de récupérer. Cela peut prendre des semaines, des mois, des années parfois. Tout dépend jusqu’où vous êtes allé(e) puisé dans votre énergie avant de tomber. On parle d’un délai de 6 mois à 3 ans.

J’ai connu des personnes qui étaient allées trop vite :

Se lancer dans un bilan de compétences ou un coaching, ou une formation, alors qu’on a l’esprit encore complètement embrumé, l’énergie dans les chaussettes, ne vous fera pas avancer. Au contraire, vous allez angoisser, vous stresser, vous énerver, et cela ne va faire que vous fatiguer davantage, pour au bout du compte un résultat qui ne sera pas satisfaisant.

Vous avez d’abord besoin de temps pour vous reposer, de temps pour réfléchir sur vous avant de vous lancer dans autre chose.

Comment reconnait-on le bon moment ?

  • Lorsque vous avez retrouver de l’énergie pour faire des choses et ce, sur une durée significative (car les hauts et les bas sont fréquents)
  • Lorsque vous avez retrouvé le moral et l’envie de repartir
  • Lorsque vous êtes capable de parler de votre burn out sans tomber en larmes parce que l’émotion est encore à fleur de peau !

Mais je rencontre aussi des gens qui attendent trop tard !

  • Vouloir se lancer à réfléchir sur un projet de reconversion alors qu’ils sont en fin d’Assedic à la fin du mois ? Là c’est un peu chaud…
    Chaud parce qu’il faut déjà compter le temps nécessaire pour identifier le projet, le construire et au mieux cela demande 3 à 4 mois. 3 à 4 mois donc sans revenu si vous n’avez plus d’assurance chômage. Ou alors vous prenez un boulot alimentaire à côté, mais après un burn out, la reprise c’est toujours un peu sollicitant physiquement et psychiquement (ça l’est déjà pour le commun des mortels !), donc vous aurez moins d’énergie et moins de temps pour penser et construire votre projet.
    Chaud parce qu’éventuellement vous aurez besoin de vous former : encore un temps où la rémunération est compromise, sans compter le parcours du combattant qui reste une réalité pour faire financer son projet de formation en France !
    Chaud parce que repartir dans un nouveau job ou une création d’entreprise, cela va sans dire qu’il y a quelques mois à zéro avant de réussir à transformer l’essai !
  • Vouloir se lancer alors que vous vous apprêtez à reprendre votre travail.
    Pour moi, là non plus ce n’est pas le moment idéal, car la reprise est toujours stressante, fatigante après un épisode de burn out, et forcément, vous avez moins de temps disponible pour penser votre projet. Il ne s’agit pas de vous remettre en condition difficile !
    La reprise à mi-temps thérapeutique peut être en revanche une solution intéressante.

Bon ok, alors c’est quand le bon moment ???

Et bien selon moi, selon ma propre expérience et celle de mes clients, le bon moment c’est durant votre arrêt de travail, une fois que votre énergie est remontée et que vous vous êtes reposé(e).

C’est le meilleur moment, car bien souvent, vous bénéficiez d’une indemnité assez proche de votre ancien salaire (indemnité de la sécurité sociale et celle de votre complémentaire santé issue de votre entreprise). Vous êtes donc plus « confortable » financièrement parlant.

Vous avez du temps pour réfléchir, faire des recherches et vous avez peu de contraintes. Et il ne faut pas croire, mais se lancer dans un projet de « reconversion », cela prend du temps. Il faut s’engager, réfléchir sur soi, se renseigner, se poser des questions, y répondre, se dire que non, c’est pas la bonne réponse, reréfléchir, recommencer, se reposer les bonnes questions, tout ça tout ça. Bref, c’est toujours un peu « prise de tête » ! mais c’est pour son bien !

C’est le bon moment aussi parce qu’au terme de l’accompagnement que vous choisissez (bilan de compétences ou coaching), vous avez les idées claires pour prendre une décision sur la suite : Quitter votre employeur, rechercher un nouvel employeur ou vous lancer dans autre chose.

Donc vous abordez la date de la reprise, plus serein(e) : vous savez où vous allez et de quoi vous avez besoin pour avancer. Et je peux vous assurer que cela fait une grande différence sur votre bien-être !

Ensuite, si vous vous orientez vers une rupture avec votre employeur, vous pouvez toujours chercher à négocier une rupture conventionnelle et une indemnité qui comprend une enveloppe financière supplémentaire (qui rembourse le coaching que vous avez investi par exemple, ou qui vous permette une sécurité pour vous lancer, ou pour investir dans votre entreprise si besoin). Cela ne marche pas à tous les coups bien sûr, mais qui ne tente rien, n’a rien !

C’est aussi le bon moment si vous optez pour un projet d’entreprenariat. Car une fois séparé de votre employeur, vous serez demandeur d’emploi et vous pourrez de suite demander à bénéficier des aides de pôle emploi pour la création / reprise d’entreprise.

Et honnêtement, en France on râle souvent, mais là, il faut reconnaitre que les conditions sont vraiment intéressantes et méritent d’être étudiées !

Les aides de Pôle emploi au créateur d’entreprise

Selon votre projet, si vous avez la possibilité de vous lancer en auto-entrepreneur, c’est parfait. Cela permet de démarrer sans risque, puisque vous ne payez des charges que sur le chiffre d’affaires réalisé.

Pôle emploi vous permet 2 possibilités si vous souhaitez créer votre entreprise avec l’ACCRE (l’aide aux chômeurs créateurs et repreneurs d’entreprise) :

  • Le maintien de vos allocations chômage (ARE) : Ce dispositif est très sécurisant pour démarrer, car vous êtes sûr d’avoir un revenu le temps de lancer votre activité et de réussir à vous sortir votre premier chiffre d’affaires. Vous pouvez cumuler l’ARE avec votre revenu d’activité. Dans ce cas, vous percevrez l’ARE moins 70% des revenus de votre activité. Vous pouvez donc gagner plus que le chômage. L’autre intérêt est que vos droits ARE sont reportés dans le temps quand vous réussissez à vous payer. Vous trouverez plus d’info sur ce site : https://www.auto-entrepreneur.fr/aide/allocations-chomage.html
    Personnellement c’est le choix que j’ai fait et j’en suis très satisfaite !
    Cela vous donne au moins 2 ans pour lancer votre activité et trouver vos premiers clients (plus si vous arrivez à vous payer un peu durant cette période avec le report des droits).
  • Le versement d’un capital égal à 45% des allocations chômage dont vous avez droit au moment de la création d’entreprise (versée en 2 fois : 50% à la création et 50% 6 mois après à condition que votre entreprise existe toujours bien sûr !) : l’ARCE. Cette aide peut être très utile si vous avez besoin d’investir pour créer votre entreprise.

L’importance d’être accompagné dans ces démarches

Je vous le conseille : ne partez pas seul(e) ! faites vous accompagner d’un coach ou d’un spécialiste. Passer du salariat à l’entreprenariat, c’est vivre les montagnes russes sur le plan des émotions !

Un jour on est dans l’euphorie, et l’autre on se dit qu’on est en train de faire n’importe quoi et qu’on n’y arrivera jamais ! Etre entouré(e) d’autres entrepreneurs ou de personnes qui sont déjà passées par là vous sauvera la vie, et vous évitera bien des erreurs, croyez-moi !

Nota bene : Le forfait Action que je propose vous donne la possibilité d’être accompagné dans vos premiers pas justement.

Faire financer sa formation

Vous avez besoin de suivre une formation pour réaliser votre projet ?
Privilégiez les formations qualifiantes, ce sera toujours plus simple pour trouver des financements (généralement les sites le précisent quand c’est le cas). Cela vous donne la possibilité d’utiliser votre Compte Personnel de formation pour le financement.

Et là en revanche, je vous invite à déclencher la demande de financement alors que vous êtes encore salarié. Les prises en charge sont généralement bien meilleures et plus simples que lorsque vous serez à Pole emploi. Et sachez que vous pouvez faire une demande de formation et suivre une formation en arrêt de travail. Il vous faudra avoir l’autorisation de votre médecin traitant et du médecin conseil de la sécurité sociale. Votre formation ne devra pas dépasser la durée de votre arrêt de travail également.

Vous pouvez également demander un CPF de Transition (qui a remplacé le CIF – Congé individuel de Formation- depuis début 2019) en passant par le fongécif, mais là, attention aux délais qui sont souvent très longs (comptez 3 à 6 mois).

En résumé

Construire un projet de reconversion après son burn out, nécessite un temps de réflexion pour être bien pensé et construit et lui donner toutes les chances de réussir.

Le meilleur moment, c’est, si vous en avez la possibilité et si vous avez retrouvé suffisamment d’énergie pour vous y consacrer pleinement, le moment de votre arrêt de travail.

Vous serez plus serein sur le plan financier (bien que cela dépende des contrats de complémentaires santé de votre entreprise), plus disponible et aurez les idées claires pour décider et mener les actions nécessaires pour passer à l’action ensuite.

Donc : Ne soyez pas trop pressé, mais n’attendez pas le dernier moment non plus car vous passeriez à côté d’une opportunité de changer votre vie en mieux et ce serait bien dommage !

Si vous avez envie qu’on en parle ensemble, prenez rdv avec moi ici 😉

Et rappelez-vous : « Vous êtes la seule personne responsable de votre vie et de votre bonheur » …

Prenez soin de vous !

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Catherine PY – Conseils et accompagnement des transitions professionnelles -Formatrice et coach – Spécialisée Burn out.

Psychologue du travail, j’ai exercé pendant une vingtaine d’années la fonction de Responsable Ressources Humaines en entreprise avant mon burn out. J’ai décidé de me consacrer aujourd’hui à l’accompagnement des personnes en burn out en créant Envol & Moi, tout simplement parce que je me suis rendue compte à quel point nous nous retrouvions seul pour rebondir professionnellement après cet évènement. Je vous propose de bénéficier de mon expérience professionnelle et personnelle pour vous aider à changer votre vie en mieux et rebondir. 

J’interviens également en entreprise pour sensibiliser les salariés à la question du burn out et accompagner les salariés concernés.

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